« Nocturne, L’homme animal de nuit » à la galerie Bertrand Grimont.

On y découvre neuf artistes qui ont travaillé sur le même thème: La nuit. Exploration de ce moment qui est à l’antithèse du jour sous le prisme de différents points de vues et techniques de travail. 

Zoom sur les portraits photographiés de Charlotte Mano exposées durant cette Nocturne. Elle capture au travers de la nuit un visage mais surtout un regard qui surprend et dérange le spectateur. 

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À découvrir aussi, les sculptures Caisa Sadgren. 

 

Exposition du 1er au 3 mai. 

Vernissage le 30 avril à 20h. 

 

Galerie Betrand Grimont, 

42-44 Rue de Montmorency

75003 Paris.

 

Anthony Foudil x Atelier Beaurepaire x OAZARTS

Anthony est un photographe parisien, globetrotter de la sub culture parisienne.

Il écume le pavé pour prendre les meilleurs clichés.

Anthony commence une école de photographie mais très vite il déchante quand un étudiant demande : « Comment ouvre-t-on un boîtier ? ».

Appelé pour shooter au Japon, c’est là qu’il prend goût à la photographie de mode. Il est ensuite invité à shooter pour la marque française Atelier Beaurepaire et travaille avec Michael Dupouy pour le très célèbre magazine All Gone.

Comme un poisson dans l’eau, il suit Pedro Winter et le duo de Justice pour la marque Club 75.

Avec le support de l’Atelier Beaurepaire Anthony signe pour le magazine OAZARTS des clichés fort mélangeant les codes et les couleurs. Défrayant la chronique, il joue avec aisance de sa palette et dépoussière ainsi la photographie de mode.

Louis Collet

96 MONTHS par Julien Mignot

Jusqu’au 10 février se tient à la Galerie Intervalle (Paris 20ème) l’exposition de Julien Mignot "96 months". Julien Mignot est photographe autodidacte, il exerce principalement son activité dans le mode et la musique photographiant des musiciens et des backstages de défilé. On retrouve ses images  dans les pages du New-York Time, Libération, Le M, Elle ou encore dans le métro parisien.

Mais son exposition 96 months est une série plus confidentielle. Les 96 clichés correspondent aux 96 mois entre 2008 et 2016. Les photos sont prises à l’argentique dans des lieux différents : New York, l’Auvergne, un théâtre. Quel lien entre ces clichés sinon celui des pérégrinations du photographe ?

L’exposition dévoile une géographie intime où le temps semble s’être immobilisé. Une oeuvre sonore accompagne ce puzzle : au sous-sol les dispositifs des clichés de Julien Mignot défilent alors que la sublime voix de Jeanne Balibar rend vivant un texte écrit par le photographe lui même. Une playlist de musique a également spécialement été composée par Jeanne Added pour accompagner l’exposition.

96 months à la Galerie Intervalle jusqu’au 10 février 2018
12 rue Jouye-Rouve, 75020 Paris,
Métro Belleville ou Pyrénées

Alix Welfling

Les photos de soirées d'Olivia de la Baume

Tout juste membre de l'équipe photo du magazine OAZARTS, Olivia de la Baume a fait de la nuit son terrain de prédilection ces dernières semaines.

Minuit passé, l'environnement évolue, les situations aussi.

"Cette série de photos porte sur le thème de la fête. Je photographie avec un appareil photo jetable. Les jeunes alcoolisés en fin de soirée sont au cœur de mon projet. Je me suis penchée sur des détails, des ambiances, des atmosphères croisées dans des soirées parisiennes, des boites londoniennes et des festivals, ici à Lille."

 

Louise Carrasco x OAZARTS 10

Louise Carrasco incarne la scène montante de la photographie Française.

Bercée depuis toute petite par la photographie argentique, elle dégotte son premier boîtier à l’âge de 14 ans. Eternelle adolescente, ses photographies témoignent de ses amours passés, de liberté et d’un sentiment assez fort de rébellion. Si la photographie de mode n’est pas son premier amour elle y vient assez rapidement, n’hésitant pas à flirter avec les blocs de cité ou les larges avenues de Santiago du Chili où elle est née. Précise et juste, Louise cherche ses mannequins pendant des semaines.

Les images sélectionnées pour OAZARTS et publiées dans le numéro 10 ont été shootées au Chili et en France.

LIU BOLIN

LIU BOLIN

À l’abri des regards

 

Lors d’une visite inopinée chez Saatchi pendant la quatrième édition de « START », une foire d’art contemporain propre aux artistes émergents et aux nouvelles scènes artistiques à travers le monde, nous apercevons une forme mouvoir dans cette immense explosion de couleurs. Étonnés, d’abord, nous ne tardons pas à comprendre que nous assistons à la première performance en direct de Liu Bolin, à Londres.

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Depuis 12 ans, l’artiste sculpteur, performeur et photographe Liu Bolin se fond dans ses photographies. À la manière d’un caméléon, à l’abri des regards désapprobateurs, il met en lumière les grands sujets de (sa) société : la politique et la censure, la tradition et la culture, la société de consommation et la liberté de la presse. Né en 1973 dans la province de Shandong, à l’est de la Chine, Liu Bolin vit et travaille à Pékin depuis l’obtention de son diplôme à l’Académie des Beaux- Arts du Shandong.

C’est en 2005 que Liu Bolin réalisera sa première série de photographies, intitulée «Hiding in the City ». La photographie expose les décombres d’un atelier situé dans le quartier d’artistes venant d’être rasé par le gouvernement chinois. Cet atelier c’est le sien. Liu Bolin, à demi visible, se confond dans les vestiges de son passé en signe de protestation silencieuse. Une photographie qui marquera le début d’un travail artistique et une renommée grandissante.

« Homme invisible » mais pas que. Il nous dira « qu’il veut essentiellement initier une conversation entre lui et son public. » Il souhaite engager celui-ci à se demander les raisons de sa présence et ses intentions. Son oeuvre est aussi une conversation conflictuelle entre l’humain et les créations produites par lui. Caché devant une peinture de propagande, il nous montre le poids du régime et la censure en place. Fondu dans les rayons de bouteilles d’eau minérales importées d’un supermarché, il dénonce la société de consommation.

 

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S’il performe toujours en « Bleu de Shanghai » celui des paysans et travailleurs chinois imposé par Mao, il nous expliquera qu’il est question des influences de son enfance. « Je suis comme tous les jeunes particulièrement influencés par le Parti Communiste Chinois. Je voulais être invisible aux yeux du gouvernement chinois pour mieux montrer ses influences. Dos au mur, confondu avec les grands slogans du parti, je tente de montrer comment ils déteignent sur moi et sur la population. »

La rentrée 2017 est pour lui le temps des premières foires et des rétrospectives. Liu Bolin exposait à Paris, et plus particulièrement à la galerie Paris-Pékin et à la Maison Européenne de la photographie. Il en a profité pour rendre visite au Centre Pompidou et s’est livré à un cache-cache géant dans la galerie des enfants.

Et pour finir là où tout a commencé, il nous parle de sa première performance en direct, chez Saatchi. « Je voulais offrir un rare aperçu de mon travail, faire découvrir à mon public l’envers du décor. J’ai réalisé cette fleur de soleil en référence à l’impressionnisme, et surtout au travail de Van Gogh, icône de l’art occidental. Je fais aussi allusion à l’utilisation de la fleur de soleil dans la culture chinoise. Et notamment à un important mouvement étudiant Taiwanais, « Sun ower Student Movement » qui a protesté contre un accord entre Taiwan et la République de Chine en 2014. Lorsque je m’évanouis dans cette fleur, je fais aussi écho à la voix des étudiants qui s’est aussi évanouie pour laisser place au conditionnement social du régime Taiwanais.

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